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Réchauffement climatique : Quel avenir pour notre planète ?

Ce phénomène que nous observons maintenant depuis plusieurs décennies ne cesse de se développer, et pas forcément dans le bon sens. En effet, au niveau mondial, les dix années les plus chaudes ont toutes été enregistrées après 1998. En 2014, la température moyenne à la surface du globe était supérieure de 0,57 °C par rapport à la période de référence (1961-1990). En 2016, la température moyenne à la surface du globe était supérieure de 0,83 °C par rapport à la même période de référence. En à peine deux ans, on observe donc au niveau mondial une augmentation de 0,26 °C, soit 13% de l’objectif des 2°C fixé par l’accord de Paris lors de la COP 21.  

 

 

Quelles sont les causes du réchauffement climatique ?

Le réchauffement climatique est dû à la présence de gaz à effet de serre (GES) dans notre atmosphère. Ces gaz piègent les rayonnements infrarouges et empêche leur évacuation hors de notre atmosphère, ce qui par conséquent fait augmenter la température moyenne à la surface de notre globe.  Reste à savoir maintenant d’où viennent ces GES ? 

Il existe un effet de serre naturel qui est dû aux rayonnements infrarouges de la terre vers l’atmosphère terrestre mais ce dernier a un impact minime voire nul, tandis qu’il ne fait plus de doutes que les activités humaines et les modes de consommations actuels sont les causes majeures du réchauffement climatique depuis le début de l’ère préindustrielle. D’après le dernier rapport du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat) datant de 2013-2014, la probabilité que les activités humaines soient les principales causes des changements climatiques s’élèvent à 95%. Quels sont alors les secteurs d’activités ayant le plus fort impact en termes d’émissions de GES ?

Selon le quatrième rapport du GIEC datant de 2007, la répartition des émissions de CO2 en 2004 (49 milliards teq CO2) se répartie de la manière suivante :

 

 

On remarque donc l’importance d’apporter de nouvelles solutions notamment au niveau de l’énergie, de l’industrie, de l’agriculture et surtout au niveau de la gestion des forêts pour limiter ce phénomène de réchauffement climatique.

Les enjeux de cette transition, qui s’avère être de plus en plus nécessaire, reposent sur les trois piliers du développement durable, à savoir environnemental, économique et social.

Au niveau environnemental, les conséquences du réchauffement climatique touchent plusieurs domaines. Tout d’abord cela contribue fortement à la fonte des surfaces enneigées (calotte glacière, banquise, glaciers…) qui entraîne les conséquences suivantes :

  • Diminution de la surface neigeuse qui réduit la capacité à réfléchir l’énergie solaire de la Terre et contribue ainsi à l’augmentation des températures (diminution de 8 % de la surface neigeuse sur la période 1970-2010 par rapport à la période 1922-1970).
  • Élévation des différents niveaux des mers et océans (sur a période 1993-2010 élévation de 3,2mm/an)

Cette deuxième conséquence causée par la fonte des surfaces enneigées entraîne elle-même deux autres problèmes majeurs :

  • Augmentation du potentiel d’érosion des littoraux qui modifie largement la dynamique sédentaire des côtes et diminue donc les surfaces côtières.
  • Possible disparition de plusieurs États insulaires (Tuvalu, Kiribati, Barbade, Samoa…) et entraînement de plusieurs milliers de réfugiés climatiques.

Troisième conséquence, on parlera ici de l’acidification des océans, problème majeur du réchauffement climatique. Du fait de l’accroissement massif des émissions de gaz carbonique dans l’atmosphère, les océans, qui absorbent environ 30% du CO2 émis, sont de plus en plus acides. De ce fait, la biodiversité des océans est mise en péril puisque les planctons et zooplanctons (pierre angulaire de la chaîne alimentaire sous-marine) sont fortement touchés par ce phénomène. C’est aussi des centaines d’espèces de poisson, les coraux ou encore les requins qui, ne pouvant plus se nourrir correctement tendent à disparaître. Ce qui inquiète le plus les scientifiques, c’est que nous n’avons pas de cas analogue sur lequel nous pourrions baser nos estimations. Nos océans ont une acidification inédite depuis 56 000 000 d’années ! Ces dérèglements ont d’autres conséquences, puisque des millions de personnes dépendent de cet équilibre pour pouvoir se nourrir mais aussi pour pouvoir vivre. Selon le rapport de la 12e Conférence des parties à la Convention sur la diversité biologique c’est environ 400 millions de personnes qui dépendent indirectement de ces récifs coralliens.

 

 

Nous en arrivons donc au niveau économique. Au-delà des faits et de ce qui a été précédemment dit, il existe des études chiffrées qui permettent de rendre compte du coût de l’inaction face aux changements climatiques. Selon un rapport établi par M. Stern, économiste britannique, le réchauffement climatique entrainerait un coût de 5 500 milliards d’euros. D’autres économistes jugent le coût potentiellement infini. Enfin des experts du monde de l’assurance estime « qu’un monde à +2°C resterait assurable mais qu’un monde à +4°C ne le serait certainement plus ! » (Henri de Castries, Président AXA).

Enfin dernier niveau, le niveau social. Il serait difficile de répertorier tous les méfaits sociaux que pourrait causer le réchauffement climatique. Mais en voici une petite liste. Au niveau de la santé, l’augmentation des canicules, qui souvent entraînent la mort de milliers de personnes, est à attendre. Il y a aussi la persistance des germes pathogènes (bactéries Salmonella et Listeria, virus de l’hépatite A) dont le développement est accru par des températures plus élevées. Sur le bien-être des populations, des augmentations de sécheresses et de pénuries d’eau sont attendues, tout comme l’augmentation du nombre de victimes de catastrophe naturelle ou encore l’augmentation du nombre de réfugiés climatiques.

Quels sont donc les leviers pour éviter ou du moins enrayer la machine du réchauffement climatique ?

Le premier levier est le levier politique. Il est certain qu’aujourd’hui nous devons prendre des engagements internationaux courageux et ambitieux. Un premier exemple a été donné par l’accord de Paris suite à la COP 21, mais nous devons faire plus. Engager définitivement les États-Unis (deuxième émetteur de CO2 mondial) dans la démarche de l’accord de Paris est primordial.  

Ensuite nos politiques doivent nous mener vers une économie décarbonée, qui sur le point de vue scientifique est tout à fait possible. Sur le problème énergétique il y a la solution du renouvelable, sur le problème industriel il y a les nouveaux modes de consommations qui se développent et qui prônent le collaboratif et l’usage plutôt que la possession. Sur le point de vue agricole nous devons pérenniser nos pratiques en les orientant vers des solutions moins émissives, limiter l’usage de pesticides et d’engrais chimiques au risque de perdre une majeure partie de nos terres cultivables. Enfin nous devons impérativement limiter l’utilisation d’hydrocarbures dans les pays développés au profit d’une électricité bas carbone.

Tout cela semble difficile à admettre et à assimiler mais il est nécessaire d’engager une démarche personnelle pour rendre ces changements possibles. Que pouvons-nous faire à notre échelle pour lancer la dynamique ? Voici quelques pistes pour vous orienter vers une consommation plus responsable

  • Favorisez l’usage ou le collaboratif à la possession. Vous n’êtes pas un grand utilisateur de la voiture ? Alors au lieu d’en acheter une et de vous en servir que de temps en temps, louez-celle de votre voisin ! C’est convivial et en plus c’est écolo ! Ou optez pour des solutions d’auto-partage (Autolib, Velib…). Enfin vous pouvez marcher ou bien utiliser les transports en commun.
  • Réglez votre réfrigérateur à 5°C et votre congélateur à -18°C. Vous conserverez parfaitement sans excès ! (1°C en moins = 5% d’énergie économisée
  • Offrez-vous un mug ou faites le vous offrir pour éviter les gobelets plastiques.
  • Remplacez vos ampoules à incandescence par des LED. Cela dure 10 fois plus longtemps, consomme 5 fois moins d’électricité et donc soulage votre facture énergétique.
  • Lavez vos habits à l’eau froide pour une propreté équivalente consomme 5 fois moins d’énergie et crée 5 fois moins d’émissions de GES.
  • Revoir l’isolation énergétique de votre habitat.

 

 

Parce que notre planète et tout ce qui la compose est la seule chose que nous avons tous en commun, faisons en sorte de la préserver ensemble.