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Le gaspillage alimentaire : un enjeu du développement durable à part entière

Selon la Pacte National de lutte contre le gaspillage alimentaire,  « anti-gaspi’ », élaboré en 2013, le gaspillage alimentaire se définit comme « toute nourriture destinée à la consommation humaine qui, à une étape de la chaîne alimentaire est perdue, jetée, dégradée. » Cette chaîne contient différentes étapes : la production agricole, la transformation, la distribution, la consommation (en restaurant ou à domicile). Ce système qui malgré tout est assez efficace, puisqu’il permet de nourrir des milliards de personnes, détient tout de même certaines failles. En effet à l’échelle mondiale c’est 1,3 milliard de tonnes de nourriture qui est gaspillée chaque année, soit à peu près un tiers de la production mondiale. En France, c’est 10 millions de tonnes de déchets alimentaires par an qui sont produits, soit 137 kg par personne.

 

 

Quelles en sont les répercussions ?

 

Du point de vue économique, l’impact du gaspillage alimentaire est important. En France il équivaut entre 12 et 20 milliards d’euros de produits gaspillés soit 159 € par personne et par an. À l’échelle mondiale le coût s’élève à 750 milliards de dollars annuellement, soit l’équivalent de 1/3 du PIB national Français. De fait, faire un travail de long terme sur le gaspillage alimentaire permettrait d’augmenter le pouvoir d’achat moyen des citoyens. De plus le contribuable pourrait voir ses impôts baisser sensiblement car la gestion des déchets coûte de plus en plus chère.

Socialement les impacts sont aussi forts. Dans le monde c’est plus de 1 milliard de personnes qui souffrent de malnutrition. Et les 1,3 milliard de tonnes de nourriture qui sont gaspillées chaque année correspondent à 18 milliards de repas environ. Le calcul est simple, éradiquer le gaspillage alimentaire permettrait d’assurer la sécurité alimentaire de tous.

Enfin, au niveau environnemental, les impacts sont aussi très importants. Pour ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre, si le gaspillage alimentaire devait être un pays, il serait classé en troisième position, derrière la Chine et les États-Unis.  Au niveau de la production et des terres agricoles, une étude de la FNE et de l’ADEME montre que 28% des terres servant à produire des denrées alimentaires produisent des aliments qui seront jetés ou gaspillés. Au niveau des ressources naturelles et plus précisément au niveau de l’eau, c’est l’équivalent de 3 fois le volume du Lac Léman (250 KM3) qui sont gaspillés annuellement. Les enjeux sont donc de taille, car tous les impacts environnementaux liés au gaspillage alimentaire ont pour enjeux le réchauffement et les changements climatiques.

 

 

Il semble donc nécessaire d’éradiquer le gaspillage alimentaire pour pouvoir lutter contre une aberration économique, une injustice sociale et une catastrophe environnementale. Mais comment faire à l’échelle nationale et à l’échelle individuelle pour éliminer le gaspillage alimentaire ?    

 

Comment lutter contre le GA ?


Tout d’abord cela doit passer par une politique publique forte. Et c’est le cas ! En 2013 Guillaume Garot alors ministre délégué à l’agroalimentaire, a présenté le Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire. Ce Pacte a pour but d’accompagner l’État français dans son engagement de réduire de moitié son gaspillage alimentaire d’ici 2025. Pour ce faire, il est décliné en 16 mesures, très opérationnelles, permettant d’engager tous les acteurs et parties prenantes dans cette lutte. Trois ans plus tard, ce pacte est devenu une loi, adoptée à l’unanimité par le parlement français. Et les résultats sont déjà là. En effet la loi oblige la grande distribution à donner les invendus à des associations agréées. Grâce à ces mesures c’est :

  • 10 millions de repas qui ont été distribués aux plus démunis
  • 5 000 associations agréées par l’État qui ont vu le jour pour lutter contre le gaspillage
  • Une vingtaine de pays (dont Italie, Afrique du Sud, Mexique…) qui veulent adopter des mesures similaires

Ces politiques publiques sont donc efficaces et permettent de lancer un mouvement national voire international.

Mais ça n’est pas tout, l’aspect politique ne suffit pas, il faut s’engager personnellement dans cette lutte car les ménages sont responsables de 19% du gaspillage alimentaire. Voici une liste de quelques gestes faciles à faire chez vous :

 

 

C’est grâce à l’engagement de chacun que la réussite sera collective, alors n’hésitez plus et participez à l’éradication du gaspillage alimentaire !