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Conséquences et origines des Gaz à Effet de Serre

Définition

 

On entend parler de l’effet de serre et de ses gaz depuis maintenant un certain temps. Beaucoup sont alarmants, d’autres restent optimistes sur les effets que pourraient avoir ces gaz sur notre climat. Mais ce qui est sûr, c’est que l’évolution que l’on observe depuis maintenant presque deux siècles, prend une tournure unique depuis que notre planète a une atmosphère qui ressemble à celle que l’on connait aujourd’hui. En effet, selon les relevés de températures de différents organismes (OMM, GISS-NASA, NOAA et HadCRUT4), sur les 10 années les plus chaudes (sur la période de référence 1961-1990), toutes sauf une (1998), se trouvent après l’an 2000 (Tableau 1).

 

Tableau 1 : Classement des 10 années les plus chaudes selon différents organismes (NOAA, GISS-NASA, HadCRUT4 et OMM)

 

Ces différentes augmentations de températures sont dues à l’effet de serre. L’effet de serre est un phénomène naturel qui réchauffe l’atmosphère d’une planète par la présence de gaz à effet de serre (GES) dans l’air. Ces GES emprisonnent une partie des rayonnements infrarouges qui sont réfléchis par la terre et qui sont dus au réchauffement des sols par les rayons du soleil. (Figure 1)

 

Figure 1 : Mécanisme de l’effet de serre

 

Par conséquent, plus la présence de GES dans l’atmosphère est importante, plus la quantité de rayons infrarouges absorbés par les particules sera élevée et de ce fait, la température moyenne à la surface du globe augmentera de manière significative.

 

Intéressons-nous maintenant de plus près à ces GES. Il en existe deux types. Ceux qui sont définis comme étant naturels (vapeur d’eau(H2O), dioxyde de carbone(CO2), méthane (CH4), protoxyde d’azote (N2O) et l’ozone (O3), et beaucoup d’autres). Et ceux qui sont définis comme étant anthropiques, c’est-à-dire d’origine humaine et responsables d’un effet de serre additionnel. 

Pour les GES naturels, ils sont définis ainsi car ils étaient déjà présents avant l’arrivée de l’homme sur terre. C’est d’ailleurs grâce à eux que la vie a pu se développer sur terre, car sans ces GES naturels, la température moyenne serait de -18°C au lieu de 15°C actuellement. Mais cela ne veut en aucun cas dire que l’homme n’a pas d’influence sur leurs émissions ou leur concentration dans l’atmosphère.

 

En effet, les GES anthropiques, qui sont responsables d’un effet de serre additionnel et qui sont exclusivement issus des activités humaines, se composent majoritairement de CO2 (combustion d’énergie fossile, production de ciment et déforestation), de méthane (brûlis, élevage de ruminants, riziculture, décharge et exploitation gazière), d’halocarbures (gaz réfrigérant, gaz propulseur pour bombe aérosol, composant d’ordinateurs et de téléphones portables), de protoxyde d’azote (engrais azotés en agriculture et procédés chimiques) et d’ozone (utilisation d’énergies fossiles). Tous ces gaz à l’exception des halocarbures, sont déjà naturellement présents dans l’atmosphère, mais voient leur concentration dans l’air augmenter du fait des activités humaines.  Voici ci-dessous la répartition des GES naturels et anthropiques (Figure 2) :

 

Figure 2 : Répartition des GES naturels et anthropiques dans l'atmosphère

 

 

Évolutions

 

Comme précédemment expliqué, les GES (dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d’azote et ozone) étaient déjà présents dans l’atmosphère terrestre et ont permis une température moyenne suffisamment élevée pour que la vie puisse se développer et évoluer. Jusque dans les années 1850, la concentration de ces GES était faible et stable dans l’atmosphère, mais avec la révolution industrielle et les avancées technologiques (machine à vapeur, électricité, voiture, train, etc.) la concentration de ces GES a fortement évolué et les émissions de ces gaz n’ont cessé d’augmenter (Figure 3).

 

Figure 3 : Évolution mondiale des émissions de CO2 depuis 1600

 

Cependant, sur le total des émissions, il est clair que chaque continent, du fait de son histoire et de son niveau de développement, n’a pas la même part de responsabilité concernant les émissions de GES. Le continent européen, berceau de la révolution industrielle a une contribution bien plus importante à l’effet de serre additionnel comparée à celle du continent africain. Pour mieux se rendre compte de l’impact environnemental de chaque continent, voici un graphique représentant l’évolution des émissions de CO2 entre 1961 et 2013 des principales zones géographique (Figure 4).

 

Figure 4 : Évolution par continent des émissions de CO2

 

Au-delà de l’évolution historique et de l’impact géographique, il est important de comprendre aussi quels sont les secteurs d’activités qui sont les plus émissifs. En effet, nos modes de consommation actuels, du moins dans les pays développés, se basent sur une  forte demande en énergie, pour alimenter les logements, les villes, les usines, etc. L’énergie représente donc le secteur qui émet le plus de GES, suivi du secteur industriel et de la déforestation (Figure 5 et 6).

 

Figure 5 : Répartition en pourcentage des émissions de CO2 par secteur

 

 

Figure 6 : Lien vers map interactive des évolutions des émissions de CO2 en % de l'énergie consommée

 

 

 

Quelles solutions pour limiter les GES ?

Selon une étude récente de l’ONG internationale Carbon Dsiclosure Project (CDP), seulement 100 entreprises seraient responsables de 71% des émissions de GES anthropique. Cela montre bien le rôle qu’a à jouer le secteur privé dans la limitation des émissions. La répartition est d’autant plus disproportionnée lorsqu’on regarde les 25 entreprises les plus émissives. Elles sont responsables de 50% des émissions de GES. Pour la plupart d’entre elles, se sont des entreprises issues de l’industrie pétrolière. L’enjeu est de taille et il semble primordial que les investisseurs, qu’ils soient d’origine publique ou privée, aient davantage une conscience environnementale et cessent de financer des entreprises qui misent encore sur les énergies fossiles.

 

Cet enjeu qui repose sur le financement d’une transition vers une économie « bas carbone » et résiliente aux changements climatiques, repose sur la nécessité d’investir des milliers de milliards de dollars par an. Ce montant qui nous semble être colossal ne représente au final que quelques pourcents des investissements réalisés actuellement. Pour ce faire,  les États doivent orienter l’économie vers de nouveaux modèles, plus durables et plus respectueux de l’environnement. Cependant, ces derniers n’ont ni la capacité ni la vocation de financer cette transition dans sa totalité. Le seul secteur qui peut changer les choses par son apport en capitaux et sa capacité à investir est le secteur privé, et pour que ce secteur s’engage plus il est indispensable qu’un cadre réglementaire soit mis en place au niveau national et international par les États et les différentes institutions (COP, ONU, etc.)

 

Au-delà du rôle que doivent jouer les différents États et institutions, le consommateur final peut lui aussi faire bouger les lignes. Si une grande partie des consommateurs font évoluer leurs besoins vers des besoins plus responsables, il semble logique que les entreprises vont faire évoluer leurs investissements là où la demande va. De ce fait le poids que peut avoir l’ensemble des consommateurs sur les choix d’investissement des entreprises devient très important.

 

C’est dans cette lignée que se situe B2020 Generation. Nous souhaitons par le biais de nos programmes novateurs, ludiques et numériques inciter différentes communautés (employés, locataires de logement sociaux, étudiants, écoliers, etc.) à changer leurs modes de consommations pour aller vers des solutions plus durables qui existent déjà !

 

 

 

Nos sources : 

http://dr-petrole-mr-carbone.com/etonnant-non/annees-les-plus-chaudes-relativite-des-classements/

https://jancovici.com/changement-climatique/les-ges-et-nous/comment-evoluent-actuellement-les-emissions-de-gaz-a-effet-de-serre/

http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/effet_de_serre/91505

http://www4.ac-nancy-metz.fr/eco-p-metz-la-seille/?p=1961

http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosclim1/sysfacte/effetserre/index.htm

https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_de_serre#M.C3.A9canisme_sur_Terre

http://www.scoop.it/t/nourritures-et-justice-mondiale/p/4081677819/2017/07/16/100-entreprises-responsables-de-plus-de-70-des-emissions-mondiales-de-carbone